Inventaire des tunnels ferroviaires Français

Visiter les tunnels

Vous pouvez visiter la plupart des ouvrages cités dans cet inventaire. Cependant, certaines conditions sont à respecter.

Ce que dit la loi

Aller sur les voies ferrées appartenant au réseau national est strictement interdit.

L’alinéa 5 de l’article 73 du décret n° 730 du 22 mars 1942, modifié par le décret n° 69-601 du 10 juin 1969, portant règlement d’administration publique sur la police, la sûreté et l’exploitation des voies ferrées d’intérêt général et d’intérêt local (J.O. du 23 août 1942) dispose en effet :

« Qu’il est défendu à toute personne de pénétrer, circuler ou stationner, sans autorisation régulière, dans les parties de la voie ferrée, ou de ses dépendances qui ne sont pas affectées à la circulation publique, d’y introduire des animaux ou d’y laisser introduire ceux dont elle est responsable, d’y faire circuler ou stationner des véhicules étrangers au service, d’y jeter ou déposer des matériaux ou objets quelconques, d’entrer dans l’enceinte du chemin de fer ou d’en sortir par d’autres issues que celles affectées à cet usage. »

Les voies en service

Sauf si vous travaillez dans une entreprise ferroviaire et que vous agissez dans le cadre de vos prérogatives professionnelles habituelles, n’allez jamais sur les voies ferrées en service et encore moins dans les tunnels. Il y a danger de mort à ne pas respecter cette consigne impérative.

Dans tous les cas, n’oubliez jamais que :

Surpris par un train dans un tunnel, en solution de dernier recours et d’extrême survie, couchez-vous le long de la paroi. Les marchepieds passeront au-dessus de vous.

Ces deux photos montrent clairement la faiblesse des espaces latéraux et l’impossibilité de rester debout le long des parois d’un tunnel lorsqu’un train passe.

Alors, plutôt que de prendre des risques inutiles, contentez-vous d’aller sur les voies déclassées et déséquipées, ou, mieux encore, sur les anciennes lignes réaménagées en Voies Vertes et parcours de randonnée. Ce n’est déjà pas mal et il y a de quoi faire.

La propriété privée

De façon générale, respectez la propriété privée, tant pour accéder aux ouvrages que pour les visiter.

Essayez d’obtenir l’autorisation de pénétrer et circuler, si c’est possible.

Laissez les lieux en l’état. N’abîmez pas les clôtures et les cultures.

Refermez les barrières trouvées fermées. Ne touchez pas aux barrières trouvées ouvertes.

Tunnels fermés

Ne cherchez pas à pénétrer par effraction dans les tunnels fermés.

S’ils sont fermés, c’est parce qu’ils :

A éviter dans tous les cas !

Si vous pénétrez cependant dans un ancien tunnel muré mais dont les accès sont aujourd’hui ouverts, il est probable que le souterrain sera encombré d’épaves, vieilles ferrailles et autres éléments dangereux. Méfiance et prudence !

Tunnels abandonnés ouverts

Dans les tunnels vraiment désaffectés, sachez-le, le danger ne vient pas du plafond, mais du sol.

Les tunnels sont généralement bien construits. Le plafond est solide et ne vous tombera pas sur la tête. D’ailleurs, bien souvent, ce n’est pas la voûte qui cède en premier, mais les piédroits.

Par contre, le sol est souvent en très mauvais état. Pierreux, boueux, humide, glissant, inondé parfois, il comporte de nombreux trous dans lesquels il est possible de se faire mal bêtement. De plus, des vieux fils ou des ferrailles peuvent traîner ici et là.

Soyez prudent et attentif. Regardez où vous mettez les pieds. Ne marchez pas dans les flaques d’eau. Vous ne savez pas ce qui se cache dessous, trou ou autre.

Eclairage

Ayez toujours un jeu de piles neuves dans votre lampe. Ayez toujours aussi un autre jeu de piles neuves en réserve. Et si vous êtes seul, ayez toujours une deuxième lampe en secours. La première peut tomber en panne, prendre un choc ou se casser.

Equipement

Pour le reste, nous vous conseillons de mettre une paire de bottes et des vieux vêtements qui ne craignent rien. Un bâton sera aussi une aide précieuse, tant pour la marche que pour écarter la végétation parfois très envahissante dans les tranchées d’accès.

Voies vertes et vélorails

Sans parler d’anciennes voies ferrées transformées en routes touristiques, de nombreuses lignes ferroviaires abandonnées sont aujourd’hui réaménagées pour la randonnée et les mobilités douces : piétons, cyclistes, cavaliers ou vélorails.

A ce titre, trois types d’aménagement différents doivent être distingués :

Les parcours de randonnées simples
Ils empruntent le tracé de lignes restées en bon état général mais n’ayant subi aucun aménagement particulier. Transformé en chemin carrossable, le ballast est simplement tassé ou recouvert d’une mince couche de terre pour adoucir un peu la rugosité des pierres. Pour le reste, l’infrastructure est à l’état brut, les tunnels ne sont pas aménagés et il convient éventuellement de s’équiper et de prévoir un éclairage comme dans les cas précédents.
Les Voies Vertes
 Il s’agit d’un concept récent qui s’inscrit dans une démarche d’aménagement du territoire à des fins ludiques et touristiques. Ici, l’infrastructure est spécialement revue et corrigée dans un esprit sécuritaire pour permettre un accès à tous les publics. Une signalétique particulière et explicative est mise en place. Le ballast est gratté et remplacé par un sol adapté. Les tunnels d’une certaine longueur sont éclairés. Compte tenu de leurs pentes modestes, ces parcours se prêtent merveilleusement à de jolies promenades familiales en toute sécurité. Voici l’adresse du site de l’association nationale des Voies Vertes de France, qui vous permettra de repérer les itinéraires situés près de chez vous : www.af3v.org/index.php.
Les Vélorails
 Certaines voies ferrées ont été déclassées mais non déséquipées, soit pour des raisons budgétaires (manque de crédits pour enlever les rails) ou parce qu’une association a obtenu une concession d’exploitation touristique avant qu’il ne soit trop tard. Des lors, des trajets sont ouverts au public dans une ambiance beaucoup plus ferroviaire puisque la voie reste intacte et que l’on roule dessus avec des petites nacelles à pédales : les vélorails. Mieux que les trains touristiques, ces parcours permettent de découvrir à vitesse lente la véritable dimension des infrastructures ferroviaires, ponts, viaducs et tunnels.Voici l’adresse du site de la Fédération Nationale des Vélorails de France : www.velorailsdefrance.com.